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Musées de Marseille : un alléchant programme d'expositions pour 2019-2020

09 avril 2019

Une aura internationale, des retombées économiques importantes, une attractivité renforcée et un élan pour l’avenir : depuis 2013, Marseille Capitale européenne de la culture a renforcé son image auprès de tous les publics et développé une offre culturelle qui fait référence.

Ce pari culturel s’est doublé d’un pari touristique et économique qui place Marseille parmi les vingt métropoles majeures à l’échelon continental, avec d’audacieux projets qui fédèrent aussi bien le public que les acteurs du territoire. Et ce n’est pas un hasard si aujourd’hui, les musées municipaux accueillent de grandes expositions comme cela sera le cas encore en 2019 et 2020. 


FOCUS SUR QUELQUES EXPOSITIONS À VENIR EN 2019-2020

Sahara, mondes connectés Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA)
Du 10 mai au 1er septembre 2019


Cette exposition se propose de questionner la réalité du Sahara contemporain, un désert humain et en mouvements. ​
Connexions et mobilités dans ces étendues désertiques conditionnent la survie des sociétés sahariennes et de ceux qui les traversent. À la fois contraintes et ressources, art de vivre et stratégie politique, elles sont au fondement de cultures singulières.

Ce projet est né de la rencontre entre Titouan Lamazou, artiste-voyageur et Charles Grémont, historien à l’Institut de la Recherche pour le Développement et c’est au MAAOA qu’il s’est élaboré.
Les travaux de Titouan Lamazou dialogueront avec des oeuvres du Musée du quai Branly – Jacques Chirac, du Musée d’Ethnographie de Neuchâtel, du Musée d’Aquitaine, du Musée Saharien de Montpellier ainsi que de collections privées, afin de renouveler les représentations contemporaines sur le Sahara, espace séculaire et riche historiquement.


Erwin Wurm / Musée Cantini / Musée des Beaux-Arts
Chapelle du Centre de la Vieille Charité

Du 17 mai au 15 septembre 2019

Sur une proposition du [mac] Musée d’art contemporain de Marseille, les œuvres de l’artiste contemporain Erwin Wurm sont présentées au Musée Cantini, du 17 mai jusqu'au 15 septembre.
Le Musée des Beaux-Arts
et la chapelle du Centre de la Vieille Charité, avec d’autres pièces de l'artiste complètent ce parcours muséal.

Erwin Wurm, artiste d'origine autrichienne est fameux pour ses personnages, maisons et surtout véhicules obèses, ses objets déformés, surdimensionnés, ses saucisses anthropomorphes et autres sculptures qui perturbent l’appréhension du monde réel sur un mode surréaliste voir dadaïste, à la fois familier et étranger, comme une sorte de miroir d'un monde déboussolé qu'il aborde avec une profonde empathie et beaucoup d'humour.
Les oeuvres choisies dialoguent avec les caractères spécifiques à chacun des musées qui les accueillent : l'architecture de la Chapelle du Centre de la Vieille Charité, la peinture et la sculpture classique au musée des Beaux-Arts, la modernité surréalisante au musée Cantini, l'esplanade du Château Borély. 

Cette exposition est traversée de pensées fondamentales sur l'écologique et la condition humaine. La métaphore de l'obésité est à l'image du dérèglement du désir ou de sa disparition dans sa propre consommation. Un humour corrosif s'en dégage qui dialogue avec l'année de la gastronomie.

"Je m’intéresse à la vie de tous les jours. Tous les matériaux qui m’entourent peuvent être utilisés,"aussi bien que les objets, les sujets impliqués dans la société contemporaine. Mon travail parle de l’être humain"dans toutes ses dimensions : physique, spirituelle, psychologique et politique". [ Erwin Wurm ]

 

On n'a rien inventé / Musée d'Histoire de Marseille
Produits, commerces et gastronomie dans l'Antiquité romaine

Du 15 juin au 24 novembre 2019


Le  Musée départemental  de l'Arles Antique  et le Musée d’Histoire de Marseille sont partenaires pour organiser (hors les murs) l'exposition "On n’a rien inventé !" qui met en valeur les producteurs et produits gastronomiques provençaux en les ancrant dans le passé antique.

Cette exposition se déroule sur fond de "Marseille-Provence 2019, année de la gastronomie en Provence" qui propose des manifestations dans tout le département mettant à l’honneur les produits du terroir, les acteurs du monde agricole (vignerons, meuniers, oléiculteurs, éleveurs) et de la mer (pêcheurs) ainsi que les restaurateurs.




Quartier de la Cayolle / Musée d'Histoire de Marseille
Du 21 septembre 2019 à juin 2020


Le musée d’Histoire de Marseille - en partenariat avec le CIQ Les Hauts de Mazargues-La Cayolle et le GIP MRU - propose une exposition-dossier évoquant l’histoire récente du quartier de la Cayolle et du camp du Grand Arénas, de 1944 à nos jours.

L'exposition aborde deux thématiques principales que l’on peut retrouver à l’échelle de la ville et même au-delà durant la période des Trente Glorieuses :

  • l’histoire des migrations avec l’arrivée de plusieurs communautés sur ce site (Indochinois, Juifs Tunisiens et Marocains avant leur départ pour l’Israël, immigrés maghrébins…)
  • l’évolution urbaine et de l’habitat à partir de 1945 (installations d’urgence, après 1945, de bâtiments en forme de demi-cylindres dus à Fernand Pouillon, bidonvilles, cités de relogement, puis mise en place de ZAC dans le cadre des politiques récentes de rénovation urbaine).




Par hasard / Centre de la Vieille Charité & Friche Belle-de-mai
Du 18 octobre 2019 au 23 février 2020

De la tache à la ligne pure, de l'automatisme au mathématisme, l'exposition déroule une typologie chronologique du hasard comme processus créatif à travers les plus importants courants et artistes de la seconde moitié du XIXème siècle à nos jours : Victor Hugo, Edgar Degas, Marcel Duchamp, Man Ray, Max Ernst, Jackson Pollock, César, Niki de Saint Phalle, Jean Arp, Kurt Schwitters, Brassaï, Salvador Dalí, Óscar Dominguez, Jean Dubuffet, Jacques de la Villeglé, François Dufrêne, Arman, Yves Klein, Gerhard Richter, Ellsworth Kelly, François Morellet, Aurélie Nemours, Robert Filiou ...

Du hasard au sublime
Il est la tache d'encre de Victor Hugo, l'hésitation d'une impression d'un monotype de Degas, un coup de dés de Mallarmé, qui jamais n'abolira le hasard. L'ivresse d'une oeuvre d'art. A l'inverse de l'enseignement  artistique, l’intervention du hasard dans le processus créatif de l’oeuvre permet à l'artiste de se libérer des règles de la représentation. L'accidentel, l'aléatoire, la trouvaille vertueuse, les sculptures involontaires, les coulures, les compressions, font émerger un répertoire de formes libres menant au sublime dans l'incertitude du geste.
Se substituant à l'incarnation de dieu, le tremblement hasardeux devient l'une des composantes symptomatiques de la modernité. Cette magie de l'aléa devient le sujet même d'une oeuvre idéale, géniale, peinte sans aucune intervention de la pensée.
Le hasard révèle le rôle démiurgique de l'artiste alchimiste, guidé par la sérendipité des réactions chimiques de la matière. A l’opposé des "anartistes", certains inventent des protocoles, confiant leurs sens aux pouvoirs anonymes de la méthode mathématique. Ils utilisent le concept de l'aléatoire comme un cadre scientifique au travers duquel ils se soustraient à la gestuelle du peintre, créatrice d'une géométrie toujours incertaine, voire bancale.

Parcours de l'exposition
Organisé de manière chronologique, le parcours du Centre de la Vieille Charité s'attachera à faire émerger différentes techniques ainsi expérimentées par les artistes de 1850 à 1980 : monotypes de Degas, taches de Victor Hugo, stoppages étalon de Marcel Duchamp, papiers déchirés de Hans Arp, tableaux Merz de Kurt Schwitters, élevage de poussière et rayogrammes de Man Ray, cadavres exquis et dessins communiqués surréalistes, sculptures involontaires de Brassaï et Salvador Dalí, frottages de Max Ernst, décalcomanies d'Óscar Domínguez, dripping de Jackson Pollock, phénomènes de Jean Dubuffet, affiches lacérées de Jacques de la Villeglé et François Dufrêne.
Cette rétrospective se poursuivra avec les compressions de César, poubelles d'Arman, tableaux pièges de Daniel Spoerri, cosmogonies et anthropométries d'Yves Klein, tirs de Niki de Saint Phalle, jeux Fluxus, nuanciers de Gerhard Richter, spectres colorés d'Elsworth Kelly, lignes réparties au hasard de François Morellet, et nombres et hasard d'Aurélie Nemours.
Cette première partie de l’exposition s’achèvera dans la Chapelle de Pierre Puget avec la présentation de l’installation de Robert Filliou "Eins, Un, One…" composée de 16000 dés de couleur, posés sur la même face, en écho au poème de Stéphane Mallarmé, "Un coup de dés jamais n’abolira le hasard".

Par Hasard, vol. 2 - Friche la Belle de Mai
Le parcours se poursuit à la Friche la Belle de Mai à travers des oeuvres contemporaines de 1980 à nos jours provenant du MAC, FRAC-PACA, Fonds communal d'art contemporain de Marseille, CIRVA, de collections particulières, de galeries ainsi que de productions d’oeuvres inédites d’artistes travaillant à Marseille ou en résidence à la Friche la Belle de Mai.

A qui le tour ? le jeu, toute une histoire… / Préau des Accoules
A partir du 09 octobre 2019
En parallèle à "Par hasard", le Préau des Accoules, musée des enfants, propose une histoire du jeu de l’Antiquité à nos jours, à travers les collections des musées de Marseille.

 

Man Ray et la mode / Musée Cantini
Du 08 novembre 2019 au 08 mars 2020

« Je voulais voir l’art à la mode » Man Ray

L’exposition propose un aspect méconnu du travail de Man Ray, artiste majeur qui renouvelle la photographie de mode alors strictement documentaire.
Il lui confère une dimension expérimentale, faite d’inventivité technique et d’une liberté de ton inédite, venue de l’art de la scène et de la vie culturelle.
Introduit auprès des artistes dadaïstes puis surréalistes, il devient très vite photographe pour Paul Poiret, Elsa Schiaparelli, Coco Chanel, travaillant également pour "Harper’s Bazaar" mais aussi "Vanity Fair" et "Vogue".
L’exposition permet d’aborder les va-et-vient permanents qui existent entre "l’art pour l’art" et les productions assujetties à une commande commerciale.
Cette rétrospective présente entre 160 et 180 tirages vintage de Man Ray, presque autant de revues ( Vogue, Harper’s Baazar, etc.) afin de mettre en lumière leur rôle dans la diffusion d’une nouvelle esthétique.


Man Ray et la mode : la mode au temps de Man Ray / Château Borely
Du 08 novembre 2019 au 08 mars 2020


Man Ray, photographe majeur associé au sujet de la mode participera à la visibilité renouvelée du Musée des Arts Décoratifs, de la Faïence et de la Mode au Château Borély.
Des pièces emblématiques des grandes maisons de couture, datant des années 1920 et 1930, issues des collections du musée mais également d'institutions publiques et privées, sont mises en résonance avec les photographies de l’artiste.
L’exposition se poursuit par une approche thématique dévoilant l’évolution de la coupe des vêtements, et évoquant la constitution d’une garde-robe féminine selon les heures du jour.
S’y ajoute une section consacrée aux principales figures qui ont animé la mode de l’entre-deux-guerres, avec une section tout particulièrement dédiée à Chanel vue par Man Ray. 

 

150 ANS DU PALAIS LONGCHAMP
En 2019, le Musée des Beaux-Arts fêtera ses 150 ans d'installation au sein du Palais Longchamp.
A cette occasion, certains trèsors issus des réserves seront restaurés et exposés.
Certains n'avaient pas été exposés depuis plus d'un demi-siècle.


Crédits visuels
- "Erwin Wurm" : Narrow house, sculpture at Pilanbe2015, Klödeval, Sueden © Erwin Wurm
- " Par hasard" : Sam Francis, Sans titre, 1971 / Marseille Musée Cantini C.71.1.16 © Ville de Marseille, Dist. RMN-Grand Palais / David Giancatarina,© ADAPG, Paris
- "Man Ray et la mode / photographe de mode" : © Man Ray, Peggy Gugghenheim dans une robe Poiret, 1924 / Tirage original- Collection Lucien Treillard
- "Quartier de la Cayolle" : la cité provisoire dite "Chicago" en 1979 / Photo © Dominique Puippe

-  Autres visuels : D.R.

 

 

 

 

 

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